De la peur et de l’anxiété

 

Peut-être vous demandez-vous quelle est la différence entre la peur et l’anxiété ? Tous deux des états d’être très inconfortables… mais essentiels à la survie d’un individu, de manière différente, je vous explique.

La peur, une réaction normale

La peur est générée grâce à la réaction de noyaux amygdaliens dans le cerveau limbique (émotionnel) d’un individu. Tous les animaux et même les plantes et des organismes très primitifs réagissent à la menace d’un danger. Cette réaction permet l’activation de gestes de protection et la survie de l’individu ou du groupe.

De façon naturelle, les jeunes enfants craignent les bruits forts et le vide. On n’aura pas tendance non plus à flatter un animal sauvage, un pincement corporel indiquant qu’il y a un aspect de dangerosité. D’autres peurs sont apprises au cours de la vie par des conditionnements (une maman a peur de la foudre et donc l’enfant aussi) ou des expériences négatives (mon chien collie qui ne jappait habituellement pas, le faisait lorsqu’il voyait un groupe de jeunes dans la rue, ayant été agacé par des jeunes lors d’une seule randonnée).

Nous conservons donc un souvenir de lieux et d’autres indices de danger qui nous font éviter (flight), combattre (fight) ou paralyser (freeze) lors de rappels de ces dangers potentiels. Vous êtes bien d’accord cependant que vous n’êtes plus un/e enfant en danger, ayant aujourd’hui cultivé votre réseau social, etc. de façon à recevoir une protection minimale pour assurer votre survie.

Cependant votre système nerveux peut ne pas avoir intégré les progrès effectués au cours de votre vie et encore réagir à la peur ‘’ comme si ‘’ l’élément de danger était toujours présent. Tout ce qu’on sait dans notre cerveau rationnel ne modifie en rien ce que l’on ressent.

L’anxiété, notre système d’alarme

Alors, l’anxiété se met de la partie, C’est votre système d’alarme. Et on ne voudrait pas déconnecter ce système d’alarme, mais il faudrait l’ajuster pour ne pas être en hypervigilance constante. Car cette hyperactivité occasionne de l’épuisement. Le corps n’est pas fait pour supporter l’effort d’une alerte continuelle.

Que nous dit cette merveilleuse fonction d’anxiété ? Que nous ne sommes pas assez forts pour faire face à un danger éventuel. Notre banque d’énergie par exemple, est à 2-3 ou 4 sur 10, ainsi nous faisons partie de la partie faible du troupeau (oui notre organisme mammifère réagit encore ainsi) et risquons d’être capturé par ses prédateurs avant ceux qui suivent la horde. D’où cette alerte de l’anxiété qui vous oblige à vous arrêter et à reprendre votre souffle.

Que faire ?

Écoutez la provenance de la source de danger plutôt que de tenter de fermer le système d’alarme est une option incontournable. Si ce danger provient du passé, travaillez votre sentiment de sécurité intérieure pour le renforcer par des techniques corporelles d’EMDR, d’EFT, d’hypnose, d’ICV, par exemple, plusieurs outils psychothérapeutiques sont offerts.

Retrouvez une respiration pleine et entière grâce, entre autres outils, à la pratique de la cohérence cardiaque (voir les vidéos sur Youtube).

Prenez conscience du niveau de compétence que vous avez bâti jusqu’à aujourd’hui, justement pour sortir de l’impuissance de l’enfance. Regardez-vous dans le miroir et dites-vous : « Oui, j’ai du pouvoir ».

Choisissez des aliments qui ne gonflent pas votre système digestif et vous donnent la chance de fabriquer la sérotonine et la dopamine (oui, la production de ces neurotransmetteurs débute dans l’intestin) pour retrouver le sourire et le plaisir de vivre.

Conclusion

Et encore, on ne peut trop souligner l’importance de choisir des activités qui vont augmenter votre plaisir (les enfants pètent le feu et ne sont pas épuisés… pourquoi ?) plutôt que de vider votre banque d’énergie. Si nécessaire, allez chercher de l’aide psychothérapeutique pour cesser de vous comporter dans une obligation de faire plaisir aux autres en négligeant votre propre santé.

Et ainsi, vous serez peut-être surpris/e de constater que cette alarme qu’est l’anxiété disparaitra au fur et à mesure que vos forces reviendront. Si c’était si facile, plusieurs y parviendraient par eux-mêmes, rappelez-vous cela demandera un changement de mode réactionnel, alors demandez la collaboration des gens qui vous aiment autour de vous.

 

Paule Mongeau, M. Ps., psychologue

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